Pourquoi nous sommes tous hors la loi

Pourquoi nous sommes tous hors la loi.

Ce titre pourrait sembler put-à-clic, et pourtant, c’est la conclusion à laquelle je suis arrivé par simple réflexion logique à laquelle des philosophes (tels que Descartes) seraient arrivés eux-mêmes s’ils avait vécu à notre époque et dans nos sociétés. Pour y arriver, j’ai donc pris certains raisonnements sociétaux et les ai appliqués à une logique presque mathématisable, afin qu’aucun jugement subjectif ne puisse inférer dans la conclusion. 

Je commencerais par parler de la loi, étant donné que j’y fais directe mention dans le titre. La loi et l’institution par laquelle nous vivons tous nos vies. Celle-ci nous dicte comment vivre, ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas, et est sensée (je dis bien, théoriquement), être logique et garante de justice, étant donné que toute personne vivant dans un même pays (ou une même société) doit suivre les mêmes règles. Les personnes qui entravent ces lois, s’autorisent des libertés que nous estimons collectivement inacceptables, telles que le meurtre, le viol, ….  Ce sont des choses que la société juge, à juste titre, interdites, et que personne ne devrait avoir le droit de faire. Je pense que 99% de la population serait d’accord avec les exemples que je viens de citer : le meurtre, c’est pas bien, même chose pour le viol, le délit de fuite, l’agression, la violence, et que sais-je d’autre.

C’est à partir de cette base, ce noyau, ces valeurs que la grosse majorité de la population partage, et auxquelles nous devons nous plier, et ce à juste titre, que je vais commencer à laisser place à la logique pure, sortant de la sphère sociétale, et donc sortant des codes que nous avons appris depuis tout petit, sortant de ce que la société nous dicte, et qui serait, possiblement, collectivement subjective.

Le meurtre, viol, etc … c’est mal. Mais pourquoi au juste ? Si l’on suit ce que le christianisme nous dit (logement à laquelle on pourrait adhérer même sans être croyant) : le fais pas à l’autre ce que tu ne voudrais pas qu’autrui te fasse : je viens à ma vie et ne souhaite pas être assassiné / violé / …. Nous n’aimons pas qu’une autre personne n’impose des choix sur nous, choix sur lesquels nous ne sommes pas d’accord et qui entravent sur nos libertés et choix. Je pense ne pas avoir besoin d’expliquer ceci de manière plus complète et détaillée, nous sommes donc d’accord qu’on ne souhaite pas se faire assassiner car nous tenons à notre vie, vie que nous n’avons qu’une fois. Une fois mort (que ce soit de cause naturelle ou non), pas possible d’avoir une 2e chance.

Je vais rester avec l’exemple du meurtre, vu que c’est une base solide et que tout le monde (à peu de choses près), est d’accord là-dessus. 

Ma question : jusqu’où peut-être pousser cette logique ? Qui est concerné par la volonté de vivre et le droit à ne pas être tué ? A-t-on l’autorisation de tuer un individu ? Et si oui, pour quelle raison ?

Il est évident que je ne parlais pas ici d’être humain. Dans nos société, aucun être humain, quelle que soit sa religion, son ethnie, son orientation politique, sa richesse, son nom de famille, … ne devrait subir le meurtre sans raison (on va parler ici de gens qui n’ont commis aucun délit et ne sont donc pas concernés par la peine de mort). Sortons donc des considération humaines et passons à l’animal : le chien. Je prends cette exemple car la loi touche également le chien. Le chien est défendu dans la société (ou du moins, dans nos pays européens). Violenter un chien est non seulement punissable, mais aussi, extrêmement mal vu. Si je tape un chien dans la rue, je vais me faire critiquer, et pas uniquement par les défenseurs des droits des animaux. L’activiste antispéciste Alex Bez en a fait l’expérience, et de nombreux omnivores se sont insurgés quand il tapait une boite servant à transporter des chiens dans laquelle les passants pensent y trouver un chien.

Nous défendons les chiens car ce sont nos amis. Ils partagent beaucoup de choses avec nous, choses qui légitiment leur droit à être défendus : tout comme nous, ils ressentent les émotions, ont une famille, ont faim, soiffe, font leurs besoins, sont dotés d’un cerveau et donc d’intelligence, peuvent ressentir la douleur, la joie, sont capables de raisonnements logiques, ont plusieurs sens comme nous (mais qui fonctionnent différemment). Bref, nous nous identifions à eux, à juste titre, car ce sont également des êtres affectifs. Les animaux comme les chiens ont également peur de la mort, ont la volonté de vivre, et sauveront un autre être vivant en danger s’ils le peuvent. Les vidéos sur le net avec des chiens qui sauvent d’autres animaux ou des êtres humains sont nombreuses. Nous sommes donc bien d’accord sur le fait que ces animaux méritent leur droit de vivre, et sont défendu par la loi s’ils se font violenter ou tuer. Ou du moins, cela dépend des cultures et des pays. Le festival de Yulin, en Chine, est tristement réputé pour participer (et culturellement légitimer) la torture et le massacre de dizaines de milliers de chiens et chats, qui sont vendus sur des étables comme d’autres animaux le sont dans d’autres pays. En Chine, manger un chien n’est pas interdit. Les chinois ont leurs propres coutumes et culture, que des étrangers ne partageront pas. Mais eux, ont toujours vécu et grandi avec ces coutumes, ce qui semblent légitimer ce massacre de chiens.

Je vais maintenant vous poser la question en or : quelle est la différence entre un cochon, et un chien ? Des différences, il y en a plein. Tout comme il y a plein de différences entre les hommes et les chiens, les cochons et les vaches, les vaches et les chevaux, les panthères et les sauterelles, les globes et les puces, ……. Ils ont en effet tous un ADN différent.

Question plus difficile ?